Les données du dessin

Les données du dessins, transfert, transposition, transcription

Les données du dessins,
transfert, transposition, transcription
21-22 avril 2026 Amphi ENSASE   
Colloque international co-organisé par Anne Favier, Laboratoire ECLLA de l’Université Jean Monnet Saint- Étienne...

Les données du dessins,

transfert, transposition, transcription

21-22 avril 2026 Amphi ENSASE   

Colloque international co-organisé par Anne Favier, Laboratoire ECLLA de l’Université Jean Monnet Saint- Étienne et Rémy Jacquier, Unité de Recherche Architectures & Transformations de l’ENSASE,en partenariat avec la HEAD — Haute école d’art et de design de Genève et L’Assaut de la menuiserie.

tout le programme ici

Dans un monde marqué par la saturation visuelle et informationnelle, dominé par les logiques de gestion et de traitement des données, comment penser aujourd’hui cet invariant anthropologique qu’est la pratique du dessin ?

Dans le cadre de ce colloque international, associé à deux expositions collectives, il s’agira d’abord de considérer le dessin comme un processus d’activations multiples. Pratique ancestrale, mise en oeuvre avec des moyens
modestes mais inscrite dans des durées de réalisation parfois étirées, le dessin, à travers des gestes variés de réécriture — voire des protocoles d’effacement — peut permettre de transposer des données/sources préalables.

Ces processus de transposition relèvent alors de retranscriptions, de transferts ou de traductions critiques, voire de transductions (si l’on revient à l’origine du terme « traduction » qui souligne l’écart à l’oeuvre dans toute pratique de transcription). Entre copies, relevés, systèmes de notation ou de codage, entre visible et invisible, lisible
et illisible, ces mécanismes s’apparentent à des formes d’écritures manuelles au second degré. Par déplacements graphiques et reconfigurations visuelles, ils ouvrent de nouvelles manières de voir, de lire, d’interpréter, de penser et de représenter un monde de plus en plus automatiquement encodé.

En questionnant l’économie esthétique dans un en deçà ou un au-delà de l’image, le dessin apparaît, loin d’être réductible à une simple technique, comme un geste critique de transformation susceptible d’interroger les
productions de signes, leurs temporalités, leurs modes de circulation et leurs mutations.